SecAIQ Watch : tableau de bord local pour surveiller vos outils d’IA
Gardez un œil sur ce que font vraiment vos assistants IA. SecAIQ Watch offre un tableau de bord local pour voir données, envois et consommation. Découvrez
Vous avez installé Claude, Cursor, Copilot ou un petit modèle local pour vous simplifier la vie. Puis vous avez ajouté un serveur MCP, un agent qui code tout seul, un assistant qui résume vos fichiers. Bref, votre machine est devenue un petit bureau plein d’IA qui discutent entre elles. Et là, une question simple arrive : qui fait quoi, exactement ?
Un tableau de bord pour voir l’invisible
SecAIQ Watch part d’un constat très concret : les outils d’IA sur votre ordinateur sont nombreux, discrets, et souvent opaques. Le projet, encore en version bêta (v0.10.2-beta), détecte une trentaine d’outils différents — Claude, Codex, Cursor, Windsurf, Copilot, Gemini, Ollama, LM Studio, Aider, OpenCode, Zed, Kiro, Warp, Goose, des serveurs MCP et divers frameworks d’agents — ainsi qu’une trentaine de domaines fournisseurs. Le tout s’affiche dans un tableau de bord local, en PHP et SQLite, sur macOS, Linux et Windows.
Ce que l’outil montre vraiment
L’idée n’est pas de vous noyer sous les métriques, mais de répondre à des questions simples que vous ne vous posez pas assez souvent.
- Quelles connexions réseau sont ouvertes, vers quelles destinations, et combien d’octets partent et reviennent.
- Quels outils d’IA sont actifs sur votre machine en ce moment.
- À quelles ressources chaque outil a accès, et ce qu’il a déjà touché.
- Combien de tokens sont consommés, par outil et par usage.
Read-only, et c’est tout l’intérêt
Le point le plus rassurant tient en un mot : lecture seule. SecAIQ Watch ne bloque aucun trafic, ne lit jamais vos prompts, vos réponses ni le contenu de vos fichiers. Il observe les flux, pas les conversations. Pas de cloud, pas de compte, tout reste sur votre machine. C’est une nuance essentielle : un outil de surveillance qui deviendrait lui-même une fuite de données n’aurait aucun sens.
Pourquoi la transparence change votre rapport à l’IA
Quand vous voyez concrètement qu’un agent envoie des requêtes vers un domaine que vous ne connaissiez pas, ou qu’un modèle local consomme bien plus de tokens que prévu, votre façon de travailler change. Vous ajustez, vous coupez, vous gardez. Vous reprenez la main sur une pile d’outils qui s’est construite toute seule, un peu par opportunisme.
Une bêta honnête sur ses limites
Le projet ne cache pas ses faiblesses : il fonctionne bien sur macOS, tandis que le support Linux et Windows n’a été testé que sur des sorties de commandes d’exemple. En cas de comportement étrange, la documentation invite à lancer un diagnostic et à ouvrir un ticket avec la sortie obtenue. Les captures d’écran, elles, utilisent un mode démo avec des données synthétiques. Cette transparence sur l’état réel du logiciel est plutôt bon signe pour un outil de sécurité.
Pourquoi c’est important
Parce que vous confiez chaque jour des morceaux de votre travail, de votre code et parfois de votre vie privée à des agents que vous ne voyez pas. Savoir ce qu’ils font, où ils vont et ce qu’ils consomment, ce n’est pas de la paranoïa : c’est la condition pour utiliser l’IA sereinement. Un peu de visibilité vaut mieux qu’une confiance aveugle.
Conclusion
SecAIQ Watch ne vous promet pas de rendre vos IA plus intelligentes. Il vous propose quelque chose de plus rare : les rendre lisibles. Dans un écosystème où les assistants, les agents et les serveurs MCP se multiplient sans toujours se présenter, disposer d’un tableau de bord local, gratuit et respectueux de votre vie privée, c’est une petite révolution tranquille. Installez-le, observez une journée, et vous ne verrez plus jamais votre machine de la même façon.
Points clés à retenir
- SecAIQ Watch détecte une trentaine d’outils d’IA et de domaines fournisseurs depuis un tableau de bord local.
- L’outil est en lecture seule : il n’intercepte ni vos prompts, ni vos réponses, ni le contenu de vos fichiers.
- Aucun cloud, aucun compte : tout tourne en PHP et SQLite sur votre machine.
- Il reste en bêta, avec un support macOS plus mature que Linux et Windows.
- La vraie valeur, c’est la transparence : voir ce que font vos IA pour décider en connaissance de cause.