Souveraineté numérique IA : reprendre le contrôle en 5 jours
Cloud Act, NIS2, AI Act : démêlez les règles et choisissez des outils IA européens en connaissance de cause. Programme pratique sur 5 jours.
Vous utilisez probablement chaque jour des outils d'intelligence artificielle hébergés quelque part aux États-Unis, sans vraiment savoir où vont vos données ni qui peut y accéder. Ce n'est pas une fatalité. Du 5 au 9 octobre 2026, la Semaine de la souveraineté numérique propose cinq jours d'ateliers, de tables rondes, de webinars et d'un talk-show quotidien pour comprendre le cadre réglementaire et identifier des alternatives concrètes à vos outils du quotidien.
Pourquoi l'IA rend la question souveraine urgente
Quand vous envoyez un document interne à un assistant IA, vous ne transférez pas seulement du texte : vous exposez votre stratégie, vos données clients, parfois des secrets industriels. Or le Cloud Act américain permet aux autorités des États-Unis de demander l'accès à des données hébergées par des entreprises sous juridiction américaine, même lorsque les serveurs se trouvent en Europe.
À cela s'ajoutent des textes européens qui, eux, renforcent vos obligations :
- NIS2, qui élargit les exigences de cybersécurité à de nombreuses organisations.
- L'AI Act, qui classe les systèmes d'IA par niveau de risque et impose des contraintes de transparence.
- SecNumCloud, qui qualifie les hébergeurs répondant à des critères stricts de protection.
Le résultat est simple : la question n'est plus « faut-il utiliser l'IA ? » mais « avec quel fournisseur, sous quelle juridiction, et pour quelles données ? ».
Ce que vous trouverez pendant ces cinq jours
Une vingtaine de sessions sont annoncées, chacune pouvant être suivie indépendamment. Le programme alterne webinars de décryptage, retours d'expérience, ateliers pratiques et un talk-show quotidien animé par Alain Garnier, fondateur de Jamespot. Parmi la trentaine d'intervenants figurent Bernard Benhamou, secrétaire général de l'Institut de la souveraineté numérique, le député Philippe Latombe ou encore Quentin Adam, CEO de Clever Cloud.
Le cadre juridique, sans jargon
Cloud Act, NIS2, AI Act, SecNumCloud : ces textes se sont accumulés sans que les organisations sachent toujours distinguer ce qui relève de l'obligation réglementaire, du choix technique ou du discours commercial. Les sessions de décryptage servent précisément à trier.
Les alternatives européennes, concrètement
Identifier un hébergeur qualifié, un modèle de langage hébergé en Europe, une solution de collaboration interne : voilà le cœur du sujet. L'objectif n'est pas de tout remplacer du jour au lendemain, mais de savoir ce qui existe et ce que cela change pour vous.
Trois profils, trois raisons d'y aller
Vous êtes responsable informatique, responsable de la communication interne ou dirigeant ? Vous êtes exactement la cible de cette semaine.
- Responsable informatique : vous voulez cadrer les usages IA et éviter les mauvaises surprises contractuelles.
- Responsable communication interne : vous déployez des outils IA auprès des équipes et devez expliquer où vont les données.
- Dirigeant : vous engagez votre organisation et cherchez à distinguer l'obligation du choix stratégique.
Les sessions se tiennent en ligne, avec une plénière en présentiel à La Défense, et l'inscription est gratuite.
Comment transformer l'essai en décision
Suivre une semaine de conférences ne sert à rien si rien ne change ensuite. Voici une manière simple d'en tirer profit :
- Listez les trois outils IA que votre organisation utilise le plus.
- Pour chacun, notez l'hébergeur, la juridiction et le type de données envoyées.
- Repérez les cas où une alternative européenne suffirait, sans dégrader le service.
- Fixez une échéance réaliste pour tester une migration sur un seul usage.
Vous n'avez pas besoin de tout basculer. Vous avez besoin de savoir ce que vous utilisez, et pourquoi.
Pourquoi c'est important
Les outils d'IA que vous adoptez aujourd'hui structureront votre organisation pour les années à venir. Comprendre qui héberge vos données, sous quelle loi et avec quelles garanties, c'est protéger votre travail et votre indépendance. C'est aussi la seule façon de choisir vos outils en connaissance de cause plutôt que par défaut.
Conclusion
La souveraineté numérique n'est pas un sujet réservé aux juristes ou aux grandes entreprises. Elle se joue dans chaque choix d'outil, y compris le plus banal. Cinq jours pour comprendre, comparer et décider : c'est peu, et c'est probablement le meilleur investissement de votre trimestre. Inscrivez-vous, prenez des notes, et repartez avec une décision concrète à appliquer dès le lundi suivant.
Points clés à retenir
- Le Cloud Act, NIS2, l'AI Act et SecNumCloud encadrent désormais l'hébergement et le traitement de vos données, y compris pour l'IA.
- La Semaine de la souveraineté numérique se tient du 5 au 9 octobre 2026, en ligne, avec une plénière à La Défense, et l'inscription est gratuite.
- Une vingtaine de sessions indépendantes et une trentaine d'intervenants, dont Bernard Benhamou, Philippe Latombe et Quentin Adam.
- Vous n'avez pas à tout migrer : commencez par cartographier vos outils IA les plus utilisés.
- Choisir ses outils IA en connaissance de cause, c'est protéger ses données et son indépendance.